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Conférence: DZIGA VERTOV ET L’AVANT-GARDE CINEMATOGRAPHIQUE par Bamchade Pourvali
Dziga Vertov incarne l'avant-garde cinématographique. Opposé au 'film joué', il n'est pas pour autant un adepte du documentaire d'observation. En effet, Vertov mêle ce qu'il appelle 'la vie à l'improviste' à 'la théorie des intervalles', autrement dit l'enregistrement de la réalité au langage cinématographique.
Pour comprendre son oeuvre, il faut la comparer à celle de ses deux contemporains : Sergueï Eisenstein et Walter Ruttmann. Si des échos existent d'un film à l'autre, la place de Vertov reste à part.
L'Homme à la caméra est sans doute son film le plus caractéristique mais marque en même temps la fin d'une époque celle du muet et de l'avant-garde cinématographique. Le cinéaste tournera encore deux films novateurs : Enthousiasme et Trois chants sur Lénine avant de voir sa carrière se ralentir à partir de 1934.
Ce n'est qu'après sa mort que Vertov sera reconnu à sa juste valeur. Depuis les années 60, il est célébré par des réalisateurs comme Jean-Luc Godard, Chris Marker ou Artavazd Pelechian qui voient en lui le pionnier d'une forme nouvelle : l'essai cinématographique.
Bamchade Pourvali
Spécialiste de l'essai filmé, Bamchade Pourvali est doctorant en cinéma. Il est l'auteur de Chris Marker (Cahiers du cinéma, 2003), Godard neuf zéro, les films des années 90 de Jean-Luc Godard (Séguier, 2006), Wong Kar-wai, la modernité d'un cinéaste asiatique (L'Amandier, 2007). Il vient de réaliser pour le site du CNDP un dossier sur L'Homme à la caméra de Dziga Vertov.
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