PARCOURS AGNES VARDA
>> Parcours Agnès Varda
Dès ses débuts, Varda passe du court au long, du documentaire à la fiction, d’un film sur les châteaux de la Loire en 1957 à un récit onirique avec Catherine Deneuve (Les Créatures). En 1967, elle accompagne aux Etats-Unis son mari Jacques Demy. Tombée amoureuse de Los Angeles, elle fréquente Andy Warhol et Jim Morrison, y tourne une fiction hippie (Lions love), un docu sur les peintures murales, part à la rencontre de ses voisins (Daguerréotypes en 1978), s'inspire d'une photo (Ulysse), de Jane Birkin (Jane B. par Agnès V.). Adepte du coq-à-l'âne, du collage et du calembour, Agnès Varda se fait aussi le témoin de son époque : les luttes féministes dans L'Une chante, l'autre pas, la condition de ceux qu'on ne nomme pas encore SDF dans Sans toit ni loi avec Sandrine Bonnaire ; le film remporte le Lion d'or à Venise et un beau succès en salles en 1985. Plus tard, avec Les Glaneurs et la glaneuse, la cinéaste pointe, à sa manière, les excès de la société de consommation. Avec son talent de conteuse, son insatiable curiosité et son éternelles coupe au bol, Varda a su se faire, au fil des ans, une place à part dans le cinéma français, au point de se voir confier le redoutable honneur de tourner le film-hommage au 7e art centenaire (Les Cent et une nuits). Sur un mode plus intime, elle consacre 3 films précis et précieux (dont Jacquot de Nantes en 1991) au défunt Jacques Demy. Auréolée d'un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière en 2001, elle s'essaie ensuite à l'art contemporain à travers expositions et installations. Elle qui a passé sa vie à raconter la vie des autres réalise en 2008 Les Plages d'Agnès, chaleureusement accueilli à Venise.
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